• Déjeuner

    C'est un bosquet fleuri où un bouton de lys

    Chante une rivière à mélodies si claires.

    Il existe en l'envie de garçons de folies,

    Un doigt de rêves fiers, un pouce imaginaire.

     

    Plût au ciel masculin un hasard féminin,

    Tendresses violentes jouïe la vivante,

    Le nénuphar béguin pose en rouge carmin,

    Violet balladant(e), cet étang nous enchante...


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  • Le coin est quand

    Une pièce une glace une histoire une passe

    Emmenez-moi au-delà de ce paysage

    Que je puisse explorer votre visage

    Tapisser vos éclairs de mes éclairs grimaces

     

    Colis regard hagard lalis portrait en or

    Chapelier Potté avance sois destrier

    Tous écartez vos lèvres d'inamitié

    Hissez paluches peluche porté dehors

     

    Tombez d'une Soleil pareil aux gouttes d'eau

    Chu et des choux d'un paradis d'illusions

    Par avance expliquez votre enfer bastion

     

    Grimpez d'un galaxie météor haut et beau

    Surgissez d'une peau en jupe maltraitée

    Et sombrez sans clarté dans le coin d'un doublé


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  • Les règles en rupture

    On ne saurait imaginer de plus bizarre,

    De plus merveilleux que le rien d'un jeune étudiant,

    Que la figure d'une peinture en bazard,

    Que l'épreuve fantastique d'un bon an mal an.

     

    Et s'il était possible à force de recherche,

    D'exposer nos questions timides au monde entier,

    Et qu'ainsi se tourne vers le soleil en perche,

    Une multitude de différents sentiers.

     

    Le froid viendrait alors dans un nouveau décors,

    En os et continuel silence muet,

    Criant, s'entrechoquant parmi nos tristes morts,

    Pour nous rappeler que nous n'avons rien d'aimé.


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  • Conte au coin de la fantaisie

    Le train filait toute vapeur dans les ténèbres,

    Ce fut alors une apparition fantastique,

    Un homme allongé dit : il est l'heure funèbre,

    Et tous emportèrent comme une idée élastique.

     

    Comme la terre était si différente hier,

    Comme un saut d'autrefois, un mystérieux tremblant,

    Ainsi le moderne marche en noires matières,

    Et le réel oublie donc l'abracadabrant.

     

    La critique vint ensuite pour les artistes,

    L'origine est davantage de fiction,

    Mais se rejoignent leurs attributs de grêvistes,

    En une histoire de contes et d'imaginations.

     


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  • Prière du poète

    Poésie, fais de moi un serviteur d'amour,

    Là où est la raison, que je place mes vers,

    Là où les autres doutes, que je hisse mes tours,

    Que souffle le malin, je crée mon atmosphère.

     

    Rêve, fais de moi l'insoumis au changement,

    Là où chante l'impie, que je sois ton gardien,

    Là où punit le maître, que j'arrive vengeant,

    Que coule le mauvais, nous triomphons en bien.

     

    Malheur, fais de moi le disciple incompétent,

    Là où danse le poète, que rien n'arrive,

    Là où est Désespoir, que je ne sois présent,

    Que disparaisse le tyran à la dérive !

     

    Prière, fais de moi une personne meilleure,

    Là où le savoir n'est plus, que je te récite,

    Afin que les illuminés passent dans l'heure,

    Où est le Paradis ; que j'écrive la suite !


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  • La 9ème Route

    Rame la fantaisie du vaisseau ébloui,

    Entraîne d'efforts les peintures de la vitesse,

    Vert orangé, rouge carmin, jaune allégresse,

    Au milieu un clavier de doigts roses gratuits.

     

    Suprême infini du navire sur l'océan,

    Parcourant le courage ; reine de la fiction,

    Découvrant à torse nu ces apparitions,

    Il vogue de par les vagues toujours en avant !


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  • Double rêve brisé

    Quand je te vois rêver, ô chère bien aimée,

    Que tes lèvres s'étirent en un si beau sourire,

    J'imagine un portrait, celui de tes attraits,

    Un temps de plaisirs parmi tant d'autres loisirs.

     

    Quand je te vois rêvant avec tes anges volant,

    Qu'un imprudent aimé tente de voyager,

    En tes bras l'enlaçant, tu oublies me fuyant,

    Que nous avions la clef d'un bonheur si parfait.

     

    Tantôt sonnera l'heure de la fin de ces pleurs,

    Et alors le délice sortant de ses coulisses,

    Viendra en doux prémices se poser en tes cuisses.

     

    Plus aucunes lueurs, reste un poète moqueur,

    D'une triste fiction, d'une malédiction,

    En un silence profond, puis se brise au plafond !

     

    C'est l'histoire de la princesse et du prince trahit,

    Il quitte son château, son amour, et va chevaucher sa triste barrière...


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  • Éden lunaire

    Je n'ai pas oublié, voisine de mon cœur,

    Notre vaste jardin parfumé de blancheurs,

    Ses arbres de papier et de douceurs mêlées,

    Dans la prairie cachée de nos esprits croisés.

     

    Et cette lune brune dansante et câline,

    Qui de son grand œil fixe au loin et fascine,

    Nos deux proches reflets, ternes de leurs désirs,

    Quand les pleurs creusent leurs paupières de plaisirs.

     

    Lovelace parfait, jette-toi du passé,

    Accompagne encore nos morbides portraits,

    Puis suspends ton allure à l'aurore du futur,

    En te jetant du haut de ta caricature.


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